[2 Sep 2008 | Aucune réaction]
Soirée Vostok2.0, le 22 septembre 2008 au Zango, venez nombreux !

Internet Sans Frontières vous invite à une soirée de soutien au projet Vostok 2.0, autour de Nicolas et Alexandre avant leur départ pour cette aventure inédite, 25 000 Km en 4×4 de Paris à Macao, en passant entre autre par Prague, Varsovie, les pays baltes, la Turquie, la Mongolie, et la Chine, à la rencontre des blogueurs, et des journalistes.

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Facebook à nouveau accessible en Tunisie ?
Gilles Misrahi [2 Sep 2008 | Aucune réaction]

Le réseau social Facebook serait à nouveau accessible en Tunisie.

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Nous attendons que la nouvelle soit confirmée sur l’ensemble du territoire et pour toutes les U.R.L. Les autorités semblent vouloir rapidement communiquer sur le fait qu’il s’agissait bien d’un problème technique mais les explications données dans ce sens n’ont, elles, pas changé. Elles ne sont pas plus crédibles aujourd’hui qu’hier.

Le résultat est plus important et il semblerait que la Tunisie puisse à nouveau poker.

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Tunisie Amie
Gilles Misrahi [2 Sep 2008 | Une réaction]
Se constituer des amis est une des activités principales sur le réseau social en ligne Facebook.
En Tunisie aussi, l’amitié est importante. Le slogan de l’office du tourisme national a
longtemps été : “Tunisie Amie”.

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Vendredi 23 août dernier, Facebook était rendu partiellement inaccessible dans le pays, par les autorités et cette jolie formule d’accueil perdait de sa force. Depuis lundi, c’est pire encore : Facebook n’existe plus au pays du jasmin.

Dans “Le Temps”, quotidien tunisien, Khalil Khalsi écrivait hier :
“suite à la fermeture de l’accès en Tunisie, les facebookers tunisiens sont dépités. Les blogueurs expriment leur frustration [...]. Facebook permettait de retrouver des personnes qu’on a perdues de vue et maintenir le contact avec les amis et les proches résidant à l’étranger. [...] Des liens entre les quatre coins du monde se tissaient, des personnes à la recherche d’emploi se voyaient proposer des postes convenables.”

Cet article reflète bien la situation d’un pays où Facebook représente un oasis du lien social.

Les autorités tunisiennes comprennent très bien l’engouement pour Internet et y accordent une importance toute particulière. Elles proposent notamment “L’encouragement à la création d’associations pour la diffusion de la culture numérique”… mais interdisent la création d’un profil Facebook.

Un internet spécifiquement tunisien, en quelque sorte, où le gouvernement pourrait choisir l’utilisation que vous en faîtes.
Internet sans frontières a tenté d’obtenir une réaction officielle du ministère des télécoms au sujet de l’arrêt du réseau social. Monsieur Chokri, haut fonctionnaire en charge du développement économique autour des technologies de l’information nous a déclaré que seul le ministre pouvait nous renseigner à ce sujet et qu’il fallait lui écrire.
Khalil Khalsi, le journaliste du Temps réclame régulièrement des nouvelles. Pas plus d’informations à ce jour.

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La Tunisie s’est dotée d’une Agence Tunisienne de l’Internet (ATI) qui est censée avoir pour mission : “Le développement de la stratégie et des nouvelles applications et services d’Internet en Tunisie”. Sur la page d’accueil de son site, on trouve le nombre de connectés du pays et les services officiels équipés. Contactée par téléphone, un des dirigeants de l’ATI déclare à Internet sans frontières que son organisme n’a rien à voir avec les restrictions d’accès à Facebook…

Le 23 août dernier, l’ATI signait pourtant bien un communiqué de presse commun avec le ministère :

“Tunisiens, Tunisiennes

Facebookiens, Facebookiennes

La raison de cette coupure du réseau social “Tunisien” par adoption est liée à des soucis de débits que vit actuellement le pays.

Vu la consommation surnaturelle des ressources en “bits” et l’incapacité de Tunisie Télécom à satisfaire cette surprenante et inattendue demande en “bits”, nous avons décidé de couper l’accès pour les détenteurs de lignes ADSL au dessous de 512 kbps

Merci pour votre compréhension.”

Via Chopito.

Nous avons demandé leur avis à des experts réseau et télécom qui connaissent bien l’Internet tunisien. En aucun cas, le site Facebook ne peut engendrer des problèmes de débit à l’ensemble de la toile tunisienne. L’infrastructure est bonne et permet, comme on peut le voir sur la page d’accueil de l’ATI un grand nombre de transactions quotidiennes lourdes et sécurisées.

D’autre part, les internautes mentionnés par le communiqué ne sont plus les seuls concernés par l’inaccessibilité puisque, depuis hier, c’est toute la toile tunisienne qui est dirigée sur une page 404 lorsqu’elle recherche Facebook.

Les opérateurs ne souhaitent pas s’exprimer sur ce sujet. Dans certains services presse/communication de ces entreprises, des responsables de service nous ont même raccroché au nez au simple nom du site communautaire.

Ironie du sort : Tunisiana, le principal opérateur télécom du pays était devenu, durant l’été, le premier annonceur officiel du pays sur Facebook. Gageons qu’il doit regretter sa campagne.

S’il n’est pas facile d’obtenir des informations sur les raisons de l’interruption, un ensemble de voix s’élèvent dans le monde pour que le gouvernement tunisien prenne conscience de son intérêt à rétablir.

Dans ce cas comme dans bien d’autres, les autorités se couvrent de ridicule sous prétexte de filtrer l’information. Le prétexte du problème de bande passante utilisé par Facebook ne tient pas.

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Illustration du groupe
Tous solidaires : Non à la censure de Facebook en Tunisie

Une génération qui se poke n’est pas particulièrement révoltée. Ceux qui souhaitent s’exprimer contre le Général Ben Ali iront le faire ailleurs que sur Facebook, en ligne ou pas. L’interdiction de Facebook n’amènera rien aux autorités.

Cette nouvelle censure créé des frustrations en masse dans le pays chez des jeunes actifs qui mènent une vie sociale équilibrée et recherchent des espaces de liberté.

On ne peut pas, dans le même temps, vouloir aider les associations à diffuser la culture numérique et interdire Facebook. On ne peut pas avoir de hauts fonctionnaires parfaitement éduqués et instruits qui s’occupe de développer commercialement les technologies de l’information sur des serveurs où c’est la gendarmerie qui fait la circulation.

De nombreux autres sites sont interdits en Tunisie.

Ces derniers jours des blogs ont disparu de la toile.

La situation de la liberté d’expression en ligne dans ce pays empire.

Internet sans frontières vous tiendra au courant de ses évolutions.

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Internet sans frontières à l’université d’été du MEDEF
Gilles Misrahi [29 Aug 2008 | Aucune réaction]

Cet été, le MEDEF a fait la place aux blogueurs et à Internet sans frontières. Retrouvez l’interview.

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Projet Vostok2.0
Alexandre [27 Aug 2008 | Une réaction]

Vostok2.0 («Est» en russe) est le voyage de fin d’études de deux étudiants, Alexandre Kovalenko et Nicolas Kayser-Bril, qui réalisent leur rêve: traverser, pendant 10 mois, l’Europe et l’Asie Centrale en 4×4. Passionnés par les médias, ils étudieront la transformation des paysages médiatiques locaux.

90 ans après Lénine, 15 ans après Gorbatchev, quels médias pour les pays post-soviétiques ?

Criminalité, censure, propagande… les médias post-soviétiques ont raté le train de la démocratisation. Pourtant, nombreux sont ceux qui, de Bucarest à Tachkent en passant par Moscou, font vivre la liberté d’expression.

Sur le web, l’information semble avoir trouvé un refuge. Les blogs, les sites et les réseaux sociaux offrent un espace de liberté. Mais les journalistes locaux, formés depuis 1991 sur les médias anciens, se retrouvent pris au dépourvus lorsqu’il s’agit de publier sur le net.

Au contact des journalistes, des blogueurs ou des étudiants, ils établiront un panorama des transformations médiatiques en cours.

Sur internetsansfrontieres.com, ils publieront régulièrement des interviews de cyberdissidents et des analyses sur l’état du réseau dans les régions traversées.

Un regard neuf sur des pays oubliés

Départ prévu le 27 septembre 2008. Au volant de leur Lada Niva ils rouleront toujours vers l’Est (Vostok en russe) en passant entre autres par Prague, Riga, Saint-Petersbourg, Kiev, Chisinau et Tbilissi.

Lorsque les télévisons occidentales ne s’attardent sur une zone que le temps de couvrir un tremblement de terre ou un défilé de chars, ils sortent du temps de l’événement pour rentrer dans celui de l’analyse.

Retrouvez le détail de leur projet sur le site Vostok2.0 et tenez vous informés des derniers développements sur le groupe Facebook Vostok2.0 .

Internet Sans Frontières soutient leur projet et les suivra tout au long de leur voyage.

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Nouveau sport olympique répertorié à Pékin : l’emprisonnement des blogueurs de toute nationalité
Archippe Yepmou [22 Aug 2008 | Aucune réaction]

 

 

Brian ConleyLa semaine dernière nous apprenions et relations l’arrestation et la libération de Zola, Zhou Shuguang, blogueur chinois. 

Le 19 août, la course contre la libre expression sur Internet est passée à un niveau plus élevé; puisque désormais la chasse aux blogueurs s’est internationalisée. Une nouvelle discipline olympique est née!

Ainsi Brian Conley, 28 ans, créateur du vidéo-blog Alive in Baghdad et du blog Small World News, et son ami, Jeffrey Rae, 28 ans, sont derrière les barreaux depuis ce jour.

Leur crime est d’avoir voulu filmer et diffuser sur Internet les différentes actions organisées par Students for a free Tibet depuis deux semaines à Pékin: les manifestants ont notamment déployé une bannière près du siège de la télévision chinoise CCTV, agité des drapeaux tibétains dans des endroits symboliques (voir les vidéos)… Ces deux “journalistes citoyens”, qui ont déjà foulé par le passé des sols peu avenants en termes de respect des droits de l’Homme (Irak, Afghanistan, etc.), se sont en effet rendus à Pékin pour soutenir et promouvoir les droits de l’Homme, la liberté d’expression et la liberté du peuple Tibétain.

Brian et Jeffrey ne sont pas les seuls à subir ce traitement.  Plusieurs autres activistes blogueurs (Jeff Goldin, Michael Liss, Tom Grant…) américains et allemands manquent à l’appel et, bien que sans nouvelles de certains d’entre eux, il est hautement probable qu’ils soient retenus dans une geôle chinoise et sous le coup d’une condamnation administrative de dix jours de rétention pour trouble à l’ordre public. Mais l’Empire du milieu est aussi celui du silence, car aucun communiqué officiel n’a soulagé l’inquiétude de leurs familles. 

La femme de Brian Conley, Eowyn Rieke, enceinte de 31 semaines, après de longues heures d’angoisse sur le sort de Brian, n’a reçu qu’un succinct SMS de son mari : “En prison tout va bien”. Le père de Jeffrey Rae disait hier qu’il n’avait, lui, reçu aucune nouvelles de son fils depuis mardi et qu’il avait été informé de son arrestation par l’ONG pro-tibétaine.

De timides remontrances de la part autorités américaines ont appelé la Chine à respecter “le droit fondamental et universellement reconnu à exprimer pacifiquement ses opinions.” Le Speaker de la Chambre des députés, Nancy Pelosi, a été plus ferme dans ses propos, accusant la Chine d’utiliser les Jeux Olympiques pour sévir contre des activistes pacifistes pour les droits de l’Homme, de censurer les journalistes étrangers et chinois et de déplacer les citoyens Chinois. 

Comme le rappelait Jeffrey Rae il y a peu : “Pour moi cela ne concerne pas seulement le Tibet mais concerne un mouvement plus vaste de libération et d’auto-détermination de tous les peuples oppressés à travers le monde.” La première des libertés est de pouvoir exprimer librement et pacifiquement ses opinions, une liberté que décidément les autorités chinoises n’acceptent, ni pour leurs citoyens, ni pour les ressortissants étrangers.

 

Julie Gobert et Archippe Yepmou